samedi 12 juin 2010

La jungle de Khao Sok

Scarabée rhinocéros

Tout d'abord un grand pardon pour le manque d'assiduité quant à la rédaction depuis près de deux mois, mais que voulez-vous ? les vacances, c'est les vacances ! Et pour ça, au moins, nous avons pleinement rempli nos obligations...


Pour une nouvelle destination nous avons voulu partir loin de Trang. Nous voulions un endroit écarté des villes, sans voitures, sans boutiques et sans panneaux de pub de la taille d'un terrain de basketball (ceux qui sont déjà descendu à l'aéroport de Bangkok savent à quel point le ciel peut être obscurci par ces monstruosités).


En pointant donc notre regard sur notre carte, nous  avons choisi cette grosse tache verte qui symbolise une jungle primaire d'environ 700km2 qui, selon des spécialistes serait encore plus riche et surtout plus vielle que la forêt Amazonienne, en témoignent la végétation et cette fourmi à crochets tout droit sortie du crétacé (cliquez pour agrandir et/ou télécharger).



Rien de tel, donc, pour nous mettre en appétit, surtout que le logement sur place consiste en de petits bungalows surplombants la rivière du parc national.



Selon les guides indigènes, il est possible d'apercevoir plusieurs variétés de singes (dont des macaques et des gibbons dont nous avons perçu les sifflements mélancoliques à travers les petites montagnes pendant notre randonnée, dépaysement garanti), plus de 60 espèces d'oiseaux, des éléphants sauvages et même des tigres ! Évidemment, l'intégralité de ces espèces est visible des gens qui arpenteraient les sentiers soigneusement cachés au public, et pas de ceux qui suivent le seul chemin balisé que les habitants des lieux à plumes ,à pattes ou à écailles ont depuis longtemps pris soin d'éviter.





Notre randonnée, la seule, donc, qui puisse se faire sans guide (dont les honoraires extravagants nous ont permis de goûter seuls les plaisirs de cette traversée forestière), longe sur 9km  la rivière qui alimente la jungle en eau courante. Elle attire donc en toute logique, toutes les espèces qui doivent se rafraichir dans cette canicule humide. Mais nous n'avons vu que celles dont la présence humaine est une aubaine pour son apport varié en gastronomie. Nous avons donné malgré nous une pinte de sang répartie équitablement parmi une demi-douzaine de sangsues (à enlever avec un briquet ou attendre patiemment qu'elles soient gavées, sans danger). Pour info, un scolopendre long de 30 cm peut être gros comme un pouce et sa morsure très douloureuse (parait-il), et un varan, même long d'un mètre cinquante grimpe très facilement aux arbres

Une des sangsues sur ma cheville

Mille-patte géant (herbivore)

Les varans, malgré leur taille, grimpent très bien aux arbres

  Les 18km allé/retour, à 2km/h sur un sentier accidenté de 20 cm de large par 40°C et 99% d'humidité nous auront tout de même permis de constater que notre entrainement à la course 3 à 5 fois par semaine et notre précédent séjour à La Réunion y étaient pour quelque chose dans notre survie.

1 commentaire:

  1. Marie et Arnaud25 juin 2010 à 01:18

    Magnifiques photos! La nature est généreuse chez vous aussi! J'espere que vos sangsues vous ont laissés tranquiles!!! Pas sympa ces bêtes-là! Notre passage à Bangkok fut super sympa. La prochaine fois, on fait tout pour ce voir! Grosses bises à tous les deux.

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