vendredi 12 février 2010

Un camp scout à la plage

Pour casser un peu avec la routine des cours, cette fois-ci, ce sont les Prathoms (10 à 12 ans) qui se sont amusés au camp. Rappelez-vous l'esprit bon-enfant dans lequel baignent chacun lors de ces sorties de quelques jours en consultant nos archives d'octobre.


Les plus petits ont donc eu droit à 3 jours de camping sur la plage en compagnie de quelques professeurs motivés par des exercices physiques dès 5h du matin, les assauts continuels des moustiques et par les douches collectives.
Comme pour sa version Mathayom (13 à 16 ans), sont proposés aux élèves réunis par groupes de 30, diverses activités sportives et culturelles. Marie-Alexia et moi n'étions chargés d'aucune responsabilité, nous avons donc pu  à notre gré participer à  l'ensemble de l'événement.


Nous regrettons à ce sujet de n'être jamais sollicité, malgré notre demande, pour la préparation, l'organisation ou l'encadrement des nombreuses activités se déroulants toute l'année. Nous sommes souvent averti la veille pour le lendemain du changement de l'emploi du temps ordinaire. Nous le déplorons grandement. Peut-être les barrières culturelle et langagière sont-elles un frein à notre participation, ou peut-être l'école a-t-elle déjà un système d'organisation complexe, impénétrable et immuable duquel il nous est impossible de comprendre les méandres.Tout ceci nous conforte dans l'idée que nous ne servons que de vitrine à cette école qui ne semble manquer ni d'argent ni de personnel enseignant... Mais je préfère réfréner sagement ma tendance à l'impatience et, sans insister outre mesure, continuer d'observer les manières thaïes en me disant qu'il faut du temps pour tout, et surtout pour engager sa confiance envers deux étrangers tout juste débarqués.

Le programme de ces trois jours a été justement réparti entre périodes de jeux et périodes de détente...


Visite de l'aquarium, jeux et chansons autour d'un parcours de 5km et divers agrès de gymnastique sur la plage.

Cette même plage est partagée par de nombreuses autres écoles de confessions diverses et touristes locaux pour sa taille et sa beauté.

 
 
Ce qui en fait une plage certes très conviviale 

 
 
mais aussi... assez polluée.


Pendant notre temps libre, Marie-Alexia et moi avons ramasser pas moins de 20kg de déchets divers comme des pneus de moto, des gobelets en plastiques, des sacs, des boîtes en polystyrène, des cannettes en aluminium, le tout sous le regard très discrets des autres professeurs -avons-nous eu tort ?- mais il nous a semblé opportun, pendant un camp de scoutisme, de sensibiliser les élèves à certains de leurs devoirs de futurs citoyens et à certains gestes simples de la vie quotidienne qui peuvent nous faire éviter de marcher ou de dormir sur nos propres déchets, et pas seulement à des jeux et des mises au garde à vous... Nous espérons, d'après ce qu'ils nous ont dit, qu'après notre départ, les professeurs se seront chargés de prendre notre suite au moment du rangement général auquel nous n'avons pas assisté.

Notre manière occidentale de consommer s'exporte très bien partout dans le monde et nous pouvons voir des spots de publicités pour des nouveaux produits dans de très nombreux endroits. La surconsommation apporte son lot de richesses et de satisfactions à court terme, mais c'est dommage que les solutions qui commencent à remédier aux problèmes liés à la pollution dans les pays industrialisés ne soit pas aussi bien exportés. Il n'y a pas en Thaïlande (ou vraiment très peu) de système de recyclage ; les piles, comme tous les autres déchets, vont dans le même container. Aucune campagne de sensibilisation n'est diffusée. Mais, nous, où en étions-nous au début de l'essor des lingettes à usage unique ou de la multiplication des emballages et des produits chimiques aux enzymes qui rendaient le linge "plus blanc que blanc" ? Nous avons les solutions, mais combien de temps et par quels moyens vont elles se répandre ?

Même si le ramassage des ordures ne fait pas partie de nos attributions à l'école, c'est à cet unique moment que nous nous sommes sentis, au moins un peu, utiles à quelque chose, à l'instar de nos concitoyens sexagénaires qui en font de même sous le nez des intéressés depuis les 15 années qu'ils vivent ici dans les divers sites naturels et fréquentés par des touristes peu scrupuleux. Car aujourd'hui nous en sommes là, non plus à laisser une planète dans le même état dans lequel on l'a trouvé, mais dans un (bien) meilleur état.


Nous avons préféré vous mettre des photos de plage nettoyée plutôt que des images de pneus dans le sable comme vous avez sûrement déjà vu.


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