vendredi 26 février 2010

La fin de l'année scolaire



Cela peut en surprendre plus d'un qu'il s'agisse déjà, fin février, de la fin de l'année scolaire. En effet, nous n'avons pris notre poste qu'il y a tout juste 5 mois... en plein milieu de l'année scolaire et c'est déjà l'été.

Ces 5 mois déjà passés, nous ont permis de nous adapter en douceur aux rythmes nouveaux et à une organisation différente que celle à laquelle nous étions habitués en France.
Voir une même réalité sous un angle légèrement différent me parait plutôt difficile à expliquer mais imaginez-vous devoir considérer même l'écoulement du temps d'une manière différente ; c'est-à-dire de  façon cyclique et pas linéaire. L'époque ainsi passée n'est donc pas perdu : elle "reviendra" plus tard, inutile, donc, de vraiment la cumuler, la compter, la décompter, la morceler ou la quantifier.
Personnellement, j'avais toujours eu une tendance à l'impatience et la vue rigide et monolithique  d'une personne trop rigoureuse : si une chose n'était pas faite en son temps prévu, c'est le temps d'une autre tache qu'il aurait fallu prendre (et perdre) et toute l'organisation de la chaine à refaire.
Cette méthode à fait ses preuves depuis longtemps mais elle traine malheureusement avec elle son lot de stress et d'illusoire inéluctabilité.
  
Maintenant, je m'acquitte de mes taches au moment qui me parait opportun - ce mot est exactement à sa place - ce qui permet de considérer le temps en 2 dimensions, c'est-à-dire considérer une surface sur laquelle on peut circuler, partir puis revenir, et non pas sur le rail infini et unidirectionnel de la conception  temporel du fordisme et du taylorisme.

Et c'est tout un espace de liberté que je découvre. Il en fallait donc si peu. Si une chose n'est pas faite, et bien, on la fera plus tard, la roue continue de tourner. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, depuis toujours le temps ne se bornait pas à une quantité. J'en suis scié. Cette conception molle, fluide et irrégulière du temps est d'ailleurs, au regard de l'Histoire et des civilisations, bien plus répandue que la nôtre.

Ça a l'air un peu complexe mais en fait c'est bien plus pratique comme ça : personne n'arrive en retard même si aucune horloge ne donne la même heure et chaque chose est faite en son temps et avec plus de rigueur et de responsabilité, cela parait logique, que si le temps était compté.
Essayez de remplacer, dans la mesure du possible, les mots "temps" par "époque" ou "saison", "programme" (terme informatique, d'ailleurs) par "opportunité", l'expression "pourquoi ?" par "pourquoi pas !", ça peut aider à comprendre. Ainsi on s'adapte, on improvise.
Et on peut finalement arriver à percevoir dans des foutus embouteillages comme une opportunité de réécouter un vieux CD ou d'observer ce qui se passe alentour là où on ne voyait que des feux rouges ou verts.
1 seconde reste 1 seconde, 2 semaines restent 2 semaines, vous l'aurez compris, ce n'est pas le temps lui-même qui file autrement, c'est notre perception qui diffère.

Bref, la saison estival approchant, l'époque de prendre un peu de repos semble opportun. Chacun est excité à l'idée de pouvoir bientôt s'amuser à loisir tout en profitant de ces derniers moments moins sérieux à l'école. Le stress des examens est passé faisant place à l'hilarité constante.

Alors pourquoi pas faire des jeux à l'école ?


2 commentaires:

  1. Belles méditations chroniques, qui m'évoquent l'idée de l'Eternel Retour nietzschéen : revenir est l'Être du devenir. Affirmer le présent est l’éterniser.

    Et alors qu'allez-vous faire maintenant que l'année scolaire est finie ?

    Richard

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  2. Hello!!! Teacher


    How Are You


    Good Bye... From Parpinya

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