lundi 5 octobre 2009

Notre accueil à la Darunothai School



Nous sommes arrivés il y a maintenant une semaine à l'école. Nous ne travaillons pas encore pour des raisons de "tampon et d'agrafeuse", comme j'ai l'habitude de surnommer l'administration même si celle-ci ne nous complique pas plus la tâche que les autres, elle serait même plus rapide.

Le directeur de l'école, le Père Yuttana, et toute son équipe de sœurs (Urai et Wantana), de cuisinière (Pi Lit) et d'assistant (Billy) sont aux petits soins pour nous. Nous sommes conviés à tous les repas et aux différentes inaugurations, comme un salon de massage Thaï, qui requière la bénédiction de notre partenaire.


Afin que notre dépaysement ne soit pas trop brutal, on nous offre la location d'un très confortable appartement non loin de l'école. Nous nous rendons chaque jour à l'école avec le scooter ecclésial gentiment mis à notre entière disposition, et la conduite à gauche ne nous pose plus de problème puisque, visiblement, cela tient lieu d'unique règle de conduite si l'on excepte la courtoisie permanente dont chacun doit faire preuve.

Pi Lit, la cuisinière, en plus des quatre ou cinq plats qu'elle prépare à l'équipe à chaque repas (même le dimanche), nous fait l'honneur de nous préparer de temps en temps une assiette de frites au ketchup et même des cuisses de grenouilles ! Cette femme est un rayon de soleil ! Sa cuisine est saine et variée, et elle prend soin de ne pas trop épicer les plats. Chaque jour nous goutons à de nouveaux aliments et il me faudrait trois estomacs pour lui faire honneur.

La cuisine Thaïe est d'une très grande variété. Chaque repas comprend plusieurs plats : du riz, bien sûr, mais aussi un plat de poulet, du poisson, des légumes, des soupes et des sauces. Tout est disposé sur un plateau tournant au centre de la table ronde, et chacun y pioche ce dont il a envie. Ici pas de couteau, tout est déjà coupé en petits morceaux et on pousse, à l'aide de sa fourchette, la nourriture dans sa cuillère.
L'heure du repas est un grand moment de partage, de détente et d'apprentissage, et elle donne souvent lieu à de bonnes crises de rire.

Nous avons conscience de notre triple situation privilégiée.
Premièrement, nous sommes en Thaïlande, ce n'est pas ce qu'on peut appeler un pays pauvre. Certes, la monnaie est plutôt basse et les salaires pas tellement mirobolants (un cadre touche environ 300€ par mois) mais une bonne industrie et une agriculture très riche permettent de maintenir des prix plutôt bas, et même les ménages les plus modestes ne semblent manquer de rien. Le secret tient à ce que chacun puisse exercer plusieurs boulots à la fois (taux de chômage : 3%). Les petits boulots sont nombreux : t'as un scooter, t'es taxi, t'as un jardin, tu vends tes fruits et tes légumes ou tu prépares des plats avec du riz ou des nouilles pour 35 baths (50 centimes) sur le trottoir.
Deuxièmement, nous sommes dans une ville plutôt riche avec de nombreux commerces et de bonnes institutions, ce qui permets un essor constant et un plein emploi qui créent de la richesse.
Enfin, nous avons atterri dans une école privée où les rentrées d'argents permettent une bonne marge de manœuvre et nous profitons chaque jour de la piscine.

Il nous tarde de travailler, mais notre temps libre, en attendant l'obtention de papiers, nous permet de nous acclimater et d'apprendre la langue.

Vraiment nous sommes humainement comblés, mais je vous encourage à visiter les blogs des autres coopérants, dont les liens sont dans la marge à droite, car notre situation ne ressemble en rien, si ce n'est en termes de partage et d'humilité, aux missions de nos compatriotes basés à Madagascar ou aux Philippines où s'est abattu un terrible typhon ravageant l'habitat de milliers de personnes.

1 commentaire:

  1. Je viens faire un petit saut sur votre blog pour prendre des nouvelles des émigrés et elles ont l'air d'être de bonne augure, je suis vraiment contente de vous savoir si bien entouré!! Bonne rentrée thaï à tous les deux, n'oubliez pas vos uniformes et travaillez bien les 5 tons!!!!
    A bientôt Flo et Titouan

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